16 mars 2009
Le Luxembourg à l'heure d'été
ça y est, le soleil est chaud et l'air est doux.
L'hiver a été long, très long, inquiétant même.
Neige, brouillard, froid et temps de crise. Pas de quoi se réjouir !
Alors, en ce dimanche de mars, je ne résiste pas, je pars flâner...
Direction Le Luxembourg, enfin le Jardin du même nom !
Bonne surprise : sur les grilles extérieures, il y a une exposition de photos sur l'histoire de l'Europe :
Identités Européennes 
Les photos sont belles, surprenantes, inédites.
On découvre les "jeunes" européens, très utile, pédagogique même !
Bref, il y a du monde. Un peu...
Beaucoup...
Passionnément...
Après cette balade européenne, je rentre dans les jardins
Les fleurs sont en train d'éclore... 
Les statues se sont faites belles... 
Le Panthéon est pantois !
Que se passe-t-il ? Un spectacle peut-être ? 
Les chaises ont été prises d'assaut 
Une foule incroyable ! 
Des formations musicales en tous genres !
Solo...
Duo...
Façon "causeuse"
Trio...
Une répétition familiale...
Bien alignée !
Quel succès cette journée !
Même pour ceux qui sont restés debout... ou mal assis
Un déjeuner sur l'herbe, enfin presque...
Pas une place pour s'asseoir
Je quitte le jardin groggy, je ne suis pas la seule...
28 décembre 2008
Lumière éphémère
Revenue d'Annecy le lendemain de Noël, je traque la lumière de Paris. Comme le froid est vif, je ne m'aventure pas loin.
De la place d'Italie, je vais vers le quartier de la butte aux cailles.
Des petites rues tranquilles
La poétique place Verlaine
Soleil d'hiver et ciel bleu 
Des graffitis qui évoquent l'été, la plage...
Les immeubles du 13ème plantés dans le décor
L'église Sainte Anne
Imposante, non ?
Une ruelle désertée
Des tuyaux et de l'art 
Place de la Commune de Paris
Un établissement balnéaire en plein 13ème arrondissement
Et sa tour digne d'un manoir
J'échoue Place Verlaine, le coeur peu enclin à une longue marche, le corps refroidi !
15 décembre 2008
Glaciale modernité
C'est un quartier qui a surgi entre la Seine et la Place d'Italie.
Immense avenue au décor d'asphalte
Des arbres nus, un quai désert, le ciel plombé

La bibliothèque François Mitterrand dans la brume provoque une atmosphère énigmatique
Voire peu engageante
Des dédales ayant perdu le Nord
Tout paraît figé
Un peu sans âme
Le froid a pris les rênes de nos jours 
Et les usines tournent à plein crachant leur fumée
Vivre ici paraît improbable
29 novembre 2008
Urbanité
Habiter une grande ville, c'est accepter l'idée selon laquelle l'horizon n'existe pas.
Alors on s'invente des perspectives
Des images
Des points de fuite
Car le regard est écrasé, emmuré 
Le ciel est précieux, comme une denrée rare

On peut grimper dans les étages, la cité envahit nos esprits
On traque la lumière, elle reflète sur les murs de notre modernité

Exister pour résister
Car la ville serait une prison
Même les péniches s'entassent comme des sardines
On marche sur les trottoirs, le nez qui coule, les doigts gourds 
L'homme ici a construit
Et du bel oeuvre, solide !
En martelant le sol
On guette l'horizon 
Le voyage en somme. Il suffit de transformer ce que l'on voit... 
Puis l'étau se resserre 
Sans compter le bruit, le mouvement perpétuel 
Alors, on s'évade dès qu'on peut, le long des lignes.
Un rendez-vous extra-muros...
02 novembre 2008
Froid de canard
Ces derniers jours, il a fait si froid qu'il n'y avait pas d'autre choix que de fréquenter les expositions.
L'ennui c'est que beaucoup ont la même idée que vous.
Cela donne des attentes interminables devant les temples de la culture.
Le plus dur a été d'entrer à l'Hôtel de Ville pour voir l'exposition consacrée à Jacques Prévert, Paris la belle
1H30 dans le froid pour accéder à la salle
J'ai failli renoncer mais comme j'étais en vacances, j'ai attendu stoïquement...
A l'intérieur, l'exposition est riche, nostalgique et poétique of course. Cela valait la peine mais j'avais un pénible mal de dos à cause de l'attente dans le froid. Je vais y retourner, je crois, un lundi matin tôt.
Autre lieu à découvrir La cité de l'histoire de l'immigration dans le 12ème. Aux abords, le décor change... 
Palmiers, fontaines et statue dorée
Oui, un beau panorama
L'endroit paraît même exotique
Palmiers et pirogue...
L'exposition "Repères" sur l'histoire de l'immigration en France est très enrichissante
Et l'exposition regard croisé sur l'exil et la terre natale est très belle... un peu de soleil au zénith !
25 octobre 2008
Soleil sous la brume
J'arrive au musée du Jeu de Paume. L'air est frais, la lumière grise, un soupçon de frisson
Après la visite de l'exposition de Jordi Colomer, le ciel s'est ouvert... 
La Concorde en famille
En couple sur un banc 
Une esquisse de la belle
Cachée du soleil, sous les arbres, je la capture
19 octobre 2008
Balade verte, 12ème
Voilà il suffit de grimper un escalier et le décor change 
J'ai regardé le boulevard Diderot de haut ! 
Et la circulation aussi !
Comme son nom l'indique, c'est une coulée verte...
Où l'on peut flâner 
Les immeubles semblent prêts à vaciller
D'autres, au calme, prennent le soleil 
Un petit air de Provence, non ?
De paradis même !
Certains crânent avec leurs briques flamboyantes 
D'autres se cachent à l'abri des arbres 
Quels secrets gardent-ils ?
Une vue romanesque... très parisienne en somme
Un architecte osé ou romain 
Un joli arrondi fleuri
Un brin de campagne
Plus animé, le jardin de Reuilly 
Plus loin, la solitude...
12 octobre 2008
Couleurs d'automne
Après un mois de septembre frisquet et pluvieux, octobre est pour le jour radieux. 
Malgré l'air vif du matin, le ciel est bleu, le soleil chauffe et les jours semblent se prolonger. 
Pourtant, c'est l'automne.
Moment où les couleurs sont chaudes, avant l'endormissement, le froid, le temps suspendu...
Si les feuilles des arbres changent de couleurs, c'est parce qu'elles contiennent de la carotène
A l'automne, la chlorophylle lasse laisse la place au pigment caroténoïde chargé de vitamine A !
C'est ainsi que les arbres passent par une belle palette de couleurs 
Du vert 
Au rouge 
à l'oranger 
Au jaune
A cette période, la lumière joue avec les arbres encore fiers et feuillus 
Avant qu'ils ne laissent tomber leurs feuilles roussies...
... craquantes
Comme on est entré dans une période de "dépression" économique, nous nous acheminons, en températures douces, vers un automne long et mélancolique. 
18 septembre 2008
Marronniers de septembre
C'est la rentrée. Ou plutôt devrais-je l'écrire au pluriel. La rentrée des classes, la rentrée littéraire, la rentrée du cinéma, la rentrée politique. Bref, tout le monde est revenu !
Il y a des nouveaux spectacles, de grandes expositions temporaires, de nouvelles émissions à la télévision. De quoi tourner la tête, non ?
Du coup, je ne savais plus trop quoi faire, tiraillée par la fête du cinéma, la fête de l'Humanité, la venue du Pape. ça faisait beaucoup !
Je n'étais pas très en forme. Restée longtemps loin de Paris, j'étais devenue comme un sportif qui serait resté deux mois sans courir. Mon appareil photo, qui a connu le voyage et la chaleur africaine, ne l'était pas non plus. Les piles rechargeables sans punch et les piles alcalines, achetées au tabac du coin, incapables de tenir la cadence. Mes photos sont limitées, donc rares !
Décidément, drôle de rentrée pour Paris et moi !
J'ai choisi le Pont des Arts où une exposition photo, intitulée "Le mauvais air", raconte les ravages du paludisme de manière pédagogique. 
Bon, pas très gaie cette affaire !

Le photographe William Daniels est talentueux
Tiens, il a aussi une fâcheuse tendance au décadrage !
Je sais que cela agace certains mais cela me reprend...
Des images de Thaïlande 
D'Inde mais surtout d'Afrique. Encore le continent noir vu sous un angle misérabiliste 
Oh, je vous entends... Triste réalité aussi, c'est vrai. Mais les photos sont, comment dire, condescendantes ?
En empathie, en compassion ? 
Vous l'aurez compris, ce n'est pas mon thème favori.
Mais tout de même, là sous le décor parisien, ça atteint notre émotivité avec une certaine profondeur...
La tristesse s'installe sur le pont des Arts
Avec un mélange des genres 
L'eau de la Seine n'est pas propice à l'anophèle, dieu merci
On ne choisit pas son fleuve
Le vent s'est levé, il fait frisquet sur le Pont des Arts
16 juillet 2008
Patrimoine national
Que faire à la mi-juillet à Paris alors que l'on rêve d'autres horizons ?
Des balades, des expositions, des explorations...
Le coeur est ailleurs mais allons-y !!
Une visite à la Maison de la photographie 
Les gens se pressent... le programme est alléchant ! Tiens, le vent s'est levé
Je ne m'attarde pas, je continue ma route
Je m'arrête un instant devant l'église St Paul
Dans le Marais, tous les bâtiments sont un patrimoine
Et les Hôtels des musées...
C'est la foule des grands jours : touristes qui visitent et autochtones qui lèchent les vitrines...
Sommes-nous dimanche, férié, un jour de vacances ? 
A force de cogiter, de rêver à ma future échappée, je me perds...
Pas dans mon assiette aujourd'hui, les mots ne viennent pas.
Laissons faire les images...

Prête à partir dans quelques jours, mon esprit est entre deux mondes...
Alors, je photographie mais je ne fais pas corps avec Paris, pas là.
Comme lasse !
Pourtant les jardins du musée Carnavalet sont agréables.
Je n'ai pas trouvé un meilleur qualificatif !!
Il y a même cette image insolite pour une exposition sur "Les Parisiennes"
Décidément, je ne tourne pas rond. Je serais comme un lion en cage...
Peut-être du vague à l'âme... 
Tout est "beau" et pourtant.
Pour me donner du courage, je décide de rejoindre la Place des Vosges
Le soleil de 17H joue sur les façades, il me fait de l'oeil
Une éclaircie et subitement le champ s'ouvre...
Tentative chevaleresque mais je ne suis pas conquise...
Je repars comme si Paris n'était déjà plus sous mes pieds
14 juillet, Place de la Bastille...

















